Marie Gouze (7 mai 1748 - 3 novembre 1793), plus connue sous le nom de Marie-Olympe de Gouges, auteur de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, était une femme de lettres devenue femme politique et polémiste de 1788 à sa mort sur l'échafaud en 1793. Elle a laissé de nombreux écrits en faveur des droits civils et politiques des femmes et de l'abolition de l'esclavage des Noirs.
Olympe de Gouges défend avec ardeur les droits des femmes. S'étant adressée à Marie-Antoinette pour protéger « son sexe » qu'elle disait malheureux, elle rédige la Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne, calquée sur la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789, dans laquelle elle affirme l'égalité des droits civils et politiques des deux sexes, insistant pour qu'on rende à la femme des droits naturels que la force du préjugé lui avait retiré. À cette époque, le suffrage est censitaire car il faut payer trois journées de travail pour voter. Seuls les privilégiés peuvent voter : la majorité du peuple français, dont les hommes, ne vote donc pas. Elle demande la suppression du mariage et l'instauration du divorce qui est adopté quelques mois plus tard. Elle émet à la place l'idée d'un contrat annuel renouvelable signé entre concubins et milite pour la libre recherche de la paternité et la reconnaissance des enfants nés hors mariage.
la pièce qui la rendit célèbre en son temps est l'Esclavage des Noirs publié sous ce titre en 1792, inscrite au répertoire de la Comédie-Française le 30 juin 1785 sous le titre de Zamore et Mirza, ou l'heureux naufrage. Cette pièce et une autre intitulée le Marché des Noirs (1790), ainsi que ses Réflexions sur les hommes nègres (1788) lui ont permis de rejoindre la Société des amis des Noirs - le lobby des abolitionnistes - créé en 1788 par Brissot qui parle d'ailleurs d'elle dans ses lettres inédites, puis d'être citée par l'abbé Grégoire, dans la « liste des Hommes courageux qui ont plaidé la cause des malheureux Noirs » (1808).